Bleus Blancs Rouges de Benjamin Dierstein

Tome 1

couverture Bleus Blancs Rouges de Benjamin Dierstein

Exigeant

4,5 / 5

  • Thriller historique politique
  • Espionnage
  • Attentats
  • Corruption
  • BRJ / RG
  • Nombre de pages: 800 pages
  • Paru en: 2025

Ce que j’en pense

Je vous parle d’un temps que les moins de 40 (en vrai plutôt 45) ans ne peuvent pas connaître. Bienvenue à la fin des années 70, certes connue pour ses chansons, mais aussi pour sa politique, ses truands, ses flics, ses journalistes, ses stars […]

Sauf que contrairement à aujourd’hui (je vais essayer de ne pas m’étouffer), tout ce petit monde était lié de près ou… de très près. C’est ce que ce livre met en avant. La future arrivée de Mitterrand à l’Elysée, propulsée par les “erreurs” de VGE, VGE qui utilise des appuis plus ou moins douteux, des terroristes communistes manipulés à leur insu, des attentats perpétrés par l’autre bord… Bref, tout ce micmac et cette manipulation de l’opinion publique sont vraiment le fer de lance du livre, avec comme fil rouge la traque et l’exécution d’un certain Mesrine, mais pas que …
Alors oui, c’est une lecture exigeante, dans le sens où ce n’est pas “distrayant”, ça ne se lit pas rapidement. Par contre, c’est passionnant.

Côté style, j’ai aimé ce mélange entre ton cru, direct, brut et factuel (oui, on flirte avec le télégraphique par moments, mais c’est génial), qui reste toujours particulièrement simple à comprendre et ne nous perd à aucun moment. J’ai d’ailleurs été étonnée de ne jamais mélanger les personnages ni le cours des multiples histoires. L’auteur a su brillamment intégrer un peu de fictif dans beaucoup de réel, à tel point qu’il est impossible de démêler le vrai du faux. Tout sonne juste car… tout est basé sur du vrai tout simplement !

Côté personnages, j’ai aussi été étonnée de moi-même de n’avoir aucun coup de cœur. Cependant, ce n’est pas un roman “émotionnel” (même là, c’est brut et factuel). Ils ont tous un rôle, une mission, et sont totalement focus dessus.

En conclusion, un livre explosif niveau révélations (que certains médias avaient essayé en vain d’étouffer à l’époque, mais que…), qui met en plein jour les barbouzeries politiques internationales et françaises, qui est certes exigeant à lire, mais passionnant et magistralement bien documenté.
Et cette fin… mais cette fin ! C’est impossible de ne pas lire des sa sortie le tome 2!

De quoi ça parle

Printemps 1978 : les services français sont en alerte rouge face à la vague de terrorisme qui déferle sur l’Europe. Marco Paolini et Jacquie Lienard, deux inspecteurs fraîchement sortis de l’école de police et que tout oppose, se retrouvent chargés de mettre la main sur un trafiquant d’armes formé par les Cubains et les Libyens et répondant au surnom de Geronimo. Traumatisé par la mort d’un collègue en mai 1968, le brigadier Jean-Louis Gourvennec participe à la traque en infiltrant un groupe gauchiste proche d’Action directe. Après des années d’exil en Afrique, le mercenaire Robert Vauthier revient en France pour régner sur la nuit parisienne avec l’appui des frères Zemour. Lui aussi croisera le chemin de Geronimo. Quatre destins qui vont traverser les années de plomb, les coups fourrés politiques et les secousses de la Françafrique. Le premier tome d’une saga historique entre satire politique, roman noir et tragédie mondaine, dont les personnages secondaires ont pour nom Valéry Giscard d’Estaing, Pierre Goldman, Jacques Mesrine, Jean-Bedel Bokassa, Alain Delon, Tany Zampa ou Omar Bongo.

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