L’écho des ruines de Harald Gilbers

7° tome

couverture L'écho des ruines de Harald Gilbers

Fictif mais réel

4,5/5

  • Polar historique
  • Berlin
  • 1949
  • Gang
  • Blocus
  • Nombre de pages: 400 pages
  • Paru en: 2025

Ce que j’en pense

7ième tome de la série, peut se lire indépendamment même si…

Comme d’habitude avec les livres de cet auteur, nous sommes entre roman et polar historique. Bien qu’il y ait une enquête, l’atmosphère de Berlin (là pendant le blocus de 1949) y est particulièrement bien décrite, sans jamais de longueurs.

J’ai particulièrement aimé l’angle d’attaque et ces petits détails que je n’avais encore jamais lus : les bandes de malfrats qui sévissent et les studios de cinéma CCC (bien lire les notes finales qui sont autant passionnantes qu’édifiantes à leurs sujets).

Côté personnages, bien sûr, coup de cœur pour notre commissaire Oppenheimer, et j’avoue que les deux autres personnages qui partagent le devant de la scène avec lui dans ce tome sont intéressants. Je ne peux pas me prononcer plus à leur sujet sans rien dévoiler. Quant à Ed le mastard, son rôle “le cul entre deux chaises” me fait toujours sourire.

Côté intrigue fictive, l’auteur s’est inspiré de faits réels. C’est savamment mis en scène, nos policiers suivant des pistes qui nous font découvrir la vie berlinoise à cette époque (le ravitaillement allié pendant le blocus, l’arrivée du Deutsche Mark, les pénuries, la fracture Est/Ouest de plus en plus nette, etc.). Bien sûr, les révélations finales (accentuées par les notes finales) m’ont retourné le cerveau et le cœur. Car même si c’est une fiction… c’est vrai.

En conclusion, un polar plein de rebondissements et de retournements de situation, mais profondément humain. Une histoire certes fictive mais où tout s’appuie sur des faits réels et qui rend hommage à ces Berlinois… mais pas que. Une série à découvrir si ce n’est pas déjà fait, car à chaque tome l’auteur préfère l’humilité de la réalité historique à la surenchère fictive. Un hommage vibrant à la résilience et à la solidarité des Berlinois.

De quoi ça parle

Dans les décombres de Berlin, le crime fleurit la nuit. Février 1949 : le pont aérien se poursuit, Berlin est divisée et deux polices s’affrontent désormais dans les bureaux comme sur le terrain. Dans ce contexte électrique, le commissaire Oppenheimer, qui a rejoint la police de Berlin-Ouest, est appelé dans une décharge : les corps de plusieurs hommes, froidement exécutés, y ont été ensevelis. Oppenheimer se lance alors sur la piste d’un gang de jeunes voyous qui tente de faire main basse sur la ville. Leur leader cherche à s’imposer comme le nouveau roi du crime, sur le modèle d’Al Capone. Mais quiconque se met en travers de sa route ou de celle de sa bande est condamné… Ce polar captivant explore les conséquences dévastatrices de la guerre sur la société allemande et met en lumière la montée de la criminalité et la lutte pour la survie dans un environnement chaotique.

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