
Immersif, addictif et humaniste
⭐️⭐️⭐️⭐️
- Roman Policier
- Rwanda / Mauritanie
- Unicef
- Trafic
- Racisme
- Nombre de pages: 422
- Paru en: 2025
Ce que j’en pense
Ce livre est une immersion totale dans la vie de Leïla, mais pas seulement. Nous sommes aussi plongés au Rwanda et en Mauritanie.
J’ai adoré cette originalité d’angle d’attaque, cette humanité (voire même cet humanisme) présente dans chaque mot. J’ai aimé découvrir ces autres cultures, pour le meilleur ou pour le pire, mais surtout apprendre d’une personne qui partage tout sans jugement.
Côté style, ce livre est presque un long monologue de Leïla, c’est donc tout à son image : frais (j’ai adoré ses expressions 😂), à la fois tendre et dur, particulièrement naturel, moderne avec une légère touche désuète. En tout cas, c’est d’une facilité déconcertante à lire, j’ai enchaîné les pages à une vitesse folle.
Il y a aussi ce côté addictif , on veut savoir qui est John, qui est CK, etc. C’est construit et addictif comme un polar, mais il y a la profondeur d’un vrai roman.
Côté personnages, silence total pour ne rien dévoiler, mais coup de cœur pour Leïla, cette femme traumatisée, handicapée, mais avec une bonté d’âme et une force qui font d’elle… une panthère.
Mention spéciale à la notion de handicap invisible (mais pourtant bien réel) tout au long du livre. Merci à l’auteur d’éveiller certaines consciences sur ce sujet 🙏
Côté intrigues, même si on est plongé directement dans l’action et qu’on se pose des questions dès le départ, l’intrigue de base s’étend comme une toile d’araignée au fil des pages. D’une intrigue, elle devient plusieurs. De simple de prime abord, elle devient complexe, mais promis, c’est vraiment très facile de suivre grâce au récit de Leïla.
En conclusion, un livre entre roman et polar qui aborde de nombreux sujets à découvrir, avec une finesse et une subtilité intelligentes qui le démarquent. Certes, il y a quelques facilités dans le déroulement, mais sincèrement, on passe largement au-dessus tant la force du livre se situe à un autre niveau : celui de l’humain.
De quoi ça parle
Leila est avocate. Elle évalue des ONG pour le compte de l’UNICEF.
Sans réelle justification, elle revient sur le dossier clôturé d’une association humanitaire mauritanienne. Ces nouvelles investigations mettent en lumière des pratiques douteuses. En outre, sur leur plaquette publicitaire, un étrange logo évoque en elle un sentiment dérangeant. Pour n’importe qui d’autre, ce faisceau d’éléments pourrait être anodin. Pour Leila, c’est un bouleversement.
Prudent, Bogdan Kubiak, son responsable au sein de l’agence, ne la soutient pas.
Même Césaire, son oncle, avocat et traqueur de génocidaires, refuse de lui donner les clarifications qu’elle pense être en droit d’obtenir.
Leila n’aime pas rendre de comptes. Elle est frondeuse et en colère. Elle a quelques économies et des vacances à prendre. Ses réponses, elle part les chercher sur place, seule… dans le désert mauritanien.
Ce qu’elle va découvrir dans l’un des endroits les plus hostiles au monde sera bien plus révoltant que ce qu’elle imaginait.
Les plaies les plus profondes sont souvent invisibles.
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