L’héritage des Cathares, Le fardeau de Lucifer, l’étoffe du Juste, le baptême de Judas

Excellent
5/5
- jRoman / Thriller historique
- Surnaturel / Histoire
- Rédemption / Vengeance
- Cathares / Croisés
- Vérité / Secret
- Nombre de pages: 436 + 436 + 456 + 436
- Paru en: 2016
Ce que j’en pense
Comment vous dire que si j’ai relu cette épopée, c’est que je l’avais plus qu’adorée la première fois.
Ce qui est hallucinant c’est que, de base, je ne suis pas archi fan de cette période, et que je ne m’y connais pas beaucoup, mais cette série est tellement bien écrite et tellement accessible aux profanes, que l’on est de suite happé dedans.
L’auteur, comme à son habitude, choisit le mot juste et juste le mot. C’est précis et toujours finement travaillé. Il réussit même l’exploit de marier Histoire et surnaturel avec intelligence, habileté et sensibilité, le fictif nourrissant le réel, sans jamais le dénaturer, au contraire le surnaturel enrichit l’Histoire.
Et ses personnages ne sont pas en reste. Chacun est humanisé, pas seulement Gondemar. Leurs histoires fictives est au service de l’Histoire, rendant un coup hommage, un autre dénonçant. Impossible de citer mes coups de cœur, il y en aurait trop, mais je ne peux pas ne pas citer en plus de notre damné, Dame Pernelle, le minervois Ugolin, le petit Odon, le fougueux Sauvage, la fidèle Mémento et le bougre de templier défroqué Bertrand (qui m’a valu d’ailleurs une claque que j’avais oublié… honte à moi sur ce coup).
Côté rythme, il n’y a aucun temps mort. De révélations en retournements de situations, de rebondissements en coups de théâtre, de combats en chevauchées, d’héroïsme en suspens, d’émotions en désir de savoir, de surnaturel à la vraie Histoire, il est difficile de lâcher cette tétralogie qui nous hypnotise. On oscille entre la force des combats et la force des sentiments, entre le cœur et l’esprit, entre la violence brute et la pureté, entre corps et âmes.
Petite mention spéciale à ce lecteur qui joue tellement bien la comédie qu’il nous donne l’impression d’assister à une pièce de théâtre.
Autre petite mention spéciale à ces injures … tellement imagé et croustillant 🤣
En conclusion, une série absolument géniale pour les passionnés d’histoire… ou pas. Cette tétralogie est d’une puissance absolue ou tout est intelligemment construit et conclu.
De quoi ça parle
Damné, c’est Gondemar de Rossal, né en 1185, fils d’un petit seigneur. Damné car il naît le visage voilé et, superstition oblige, ce voile le condamne à la damnation. Maudit, il apportera le malheur à sa famille et à tout le village. Il mène ainsi une enfance triste et solitaire, mais trouvera refuge auprès du père Prelou, prêtre du village et Pernelle, sa seule amie.
L’année de ses 14 ans, Gondemar fait la connaissance de Bertrand de Montbard, templier défroqué, engagé par son père comme maître d’armes afin de protéger le village de Rossal des bandits. Au fil des années, après un entraînement qui frise la cruauté, le jeune homme, d’une violence extrême, devient un guerrier redoutable. Jusqu’au jour où il est assassiné.
Ironiquement, c’est à cet instant que s’amorce sa vraie destinée, pour prendre une tournure historique et spirituelle : après un séjour en enfers, il est ramené d’entre les morts par l’archange Métatron avec pour mission de protéger la Vérité., dont il ne connaît ni la nature ni l’emplacement. Seul indice : il doit prendre la route du Sud. Le prix de cette quête : le salut de son âme !
Commence alors pour notre héros une quête où Cathares, Templiers, Croisés, Parfaits se succèderont et cette Vérité qu’il doit sauvegarder lui dévoilera une toute nouvelle facette de notre histoire.
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