Transylvania de Nicolas Beuglet

couverture Transylvania de Nicolas Beuglet

Paradoxal

2,5/5

  • Contes
  • Polar
  • Nouvelles technologies
  • IA
  • Roumanie
  • Nombre de pages:
  • Paru en:

Ce que j’en pense

Avec Transylvania, j’ai eu un vrai sentiment paradoxal. D’un côté, j’ai trouvé la fiction tellement rocambolesque que je n’ai pas pu y croire une seule seconde. C’est improbable, pas crédible, presque comme si Nicolas Beuglet écrivait lui-même un nouveau conte. On ne peut pas adhérer pleinement à ce qui se passe tant tout semble exagéré.

Et pourtant, le livre se lit facilement. C’est distrayant, au sens où c’est une lecture légère, presque comme un roman de plage. On tourne les pages sans difficulté, mais sans jamais être totalement immergé. Ce paradoxe est resté présent tout du long : je n’y croyais pas, et malgré tout je continuais, partagée entre agacement et curiosité.

Ce qui est vraiment bien pensé, c’est toute l’utilisation des frères Grimm et de leurs contes. L’auteur les réinvente et les détourne pour nourrir son intrigue, et c’est à la fois original et habile. Cela apporte une atmosphère singulière, qui joue avec notre imaginaire collectif, nos peurs et nos souvenirs de contes d’enfants.

Les personnages accentuent cette impression contradictoire. Mina, par exemple, m’a semblé impossible, invraisemblable, au point de ne jamais réussir à y croire. Et pourtant, les questions qu’elle se pose sont intelligentes, pertinentes, et viennent résonner avec des problématiques actuelles. Là encore, fond et forme se percutent sans vraiment s’accorder.

Quant aux dénonciations, elles sont présentes, mais j’ai eu l’impression qu’elles perdaient en force à cause de la manière dont elles étaient mises en scène. On reste trop longtemps dans la légèreté, et ce n’est qu’à la toute fin que le récit gagne en profondeur.

En conclusion, Transylvanian est un roman paradoxal. Trop rocambolesque pour être crédible, trop léger pour émouvoir pleinement, mais en même temps porté par des idées originales et des thématiques intéressantes. Une lecture facile, qui surprend parfois, mais qui laisse ce sentiment mitigé : on a été curieuse tout en restant à distance.

De quoi ça parle

Il était une fois…
Encore aujourd’hui, on prétend que le château de Bran, en Transylvanie, était la propriété du comte Dracula. Rares sont ceux qui s’arrêtent dans cet hôtel reculé, cerné par la neige et la glace. L’endroit paraît habité par des fantômes depuis la nuit des temps.
C’est là que la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée pour enquêter sur un meurtre étrange. Un cadavre gît dans une chambre. Celui de l’unique client de l’établissement. À ses côtés traîne une vieille malle verrouillée. Avant de disparaître, l’assassin a inscrit un tatouage énigmatique sur la main de sa victime.
Mina Dragan ne le sait pas mais c’est pour elle le début d’un jeu de piste terrifiant qui lui fera découvrir la face cachée et peut-être pas si imaginaire des contes de fées de notre enfance.
Et si la clé de tous ces mystères se trouvait dans un seul livre ?
Un livre fondateur. Il était une fois Transylvania…
Dans ce thriller qui plonge dans les profondeurs de notre subconscient, Nicolas Beuglet explore, une fois de plus, les ombres du passé pour éclairer l’avenir. Haletant. Vertigineux. Passionnant.

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *