
Abandon
1 / 5
- Secrets de famille
- Thriller (soit-disant)
- Années 50
- Après guerre
- Fausse monnaie
- Nombre de pages: 480 pages
- Paru en: 2025
Ce que j’en pense
Malheureusement, j’ai abandonné ce livre sur la ligne d’arrivée. Mais vraiment, je m’ennuyais trop depuis le début de cette lecture. Le pire, c’est que j’étais particulièrement impatiente de le lire, ayant adoré son précédent (Comme si nous étions des fantômes, qui est pour moi une pépite).
Alors fatalement, je m’attendais à retrouver le même style et à ressentir le même engouement.
Ce livre, estampillé thriller, n’en est selon moi pas un.
Ok, il y a un policier qui fait une enquête, ok, un contrebandier qui crée des faux billets, mais voilà. Les deux histoires restent parallèles pendant 80% du livre, et pendant tout ce temps, on suit à la façon d’un roman romanesque leurs vies respectives.
Je me suis arrêtée juste quand il commençait à y avoir un peu « d’agitation », mais honnêtement, après m’être endormie trois fois durant cette lecture, je n’avais plus envie de persévérer… la lecture devant rester un plaisir et non pas une contrainte.
Alors oui, les métaphores de la « maison », oui, l’ambiance générale sociale et historique est bien, oui, le personnage d’Adelais est particulièrement émouvant et touchant (faut dire que la pauvre se bat comme une lionne devant tous ses obstacles sans jamais perdre son empathie et sa générosité), mais honnêtement, il m’a manqué un minimum de suspense (pour rappel, on est soi-disant dans un thriller … sans suspense), un minimum de tension nerveuse… bref, il m’a manqué tout ce qui fait d’un thriller … un thriller. Pour moi, on est plus dans un roman romanesque que dans un thriller.
Autre détail qui gâche la lecture : le résumé ! Car, mine de rien, arrivé à mes 80% de lecture… je ne suis arrivée qu’au bout de ce fameux résumé. Il ne reste que les 20% de fin donc à découvrir. Donc voilà, 400 pages résumées en quelques lignes (bon d’accord, il y a quelques détails supplémentaires quand même, mais rien de transcendant au niveau intrigue). Alors oui, je suis sûre que la fin remonte l’ensemble de ce livre, je suis persuadée qu’on va aller de rebondissements en retournements de situation et révélations de secrets de famille, mais… vraiment, je n’avais plus le courage de continuer.
En conclusion, La Maison aux neuf serrures offre une lecture certes agréable et parfois émouvante, mais loin des standards du thriller. Si vous recherchez du suspense haletant et une intrigue trépidante, vous risquez d’être déçus. Ce roman, plus proche d’un récit romanesque, séduira plutôt ceux qui aiment les histoires lentes, axées sur le contexte et les personnages, au détriment du rythme et du suspense. Pour ma part, cette lecture, bien que prometteuse au départ, n’a pas su maintenir mon intérêt jusqu’au bout.
De quoi ça parle
Bruxelles, février 1952. Un incendie se déclare dans un entrepôt. On y retrouve le corps d’un veilleur de nuit. Simple accident ? Envoyé sur les lieux, le commandant De Smet semble en douter.
Gand, avril 1957. Après une enfance marquée par la maladie, la jeune Adelais de Wolf reçoit de son oncle un curieux héritage : une maison dont elle ignorait l’existence. Celle-ci possède neuf serrures et Adelais découvre bientôt à sa grande stupéfaction la raison d’une telle protection. Alors que son existence prend un nouveau tournant, totalement inattendu, elle va bientôt devoir faire face aux investigations du commandant De Smet, un homme qui ne lâche rien, jamais.
Après le succès de Comme si nous étions des fantômes, Philip Gray conjugue une nouvelle fois le suspense, la passion et l’Histoire dans une intrigue aux multiples rebondissements. On retrouve dans ce récit plein de mystères, tissé autour des secrets de famille, sa profonde empathie pour ses personnages et son sens exceptionnel du romanesque.
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