L’évangile des ombres de Nicolas Nutten

couverture l'évangile des ombres de Nicolas Nutten

Ecartelée

4 / 5 (récit)

1 / 5 (couvertures)

  • Polar
  • Historique
  • Plusieurs temporalités
  • Policier historique
  • Religion
  • Nombre de pages: 464 pages
  • Paru en: 2025

Ce que j’en pense

Pour une fois, je vais faire deux chroniques sur le même livre, car il faut différencier deux aspects bien distincts de ce roman.


Il y a le texte, écrit par l’auteur. Et il y a l’objet livre, c’est-à-dire le texte et ses couvertures réunis.


Commençons par “juste” le texte.


J’ai adoré ! L’auteur intègre parfaitement sa fiction à une dénonciation historique très forte et encore récente. J’ai aimé toutes ces temporalités, celle d’avant-hier, celle d’hier et celle d’aujourd’hui car, finalement, le présent n’est que le produit du passé, pour le meilleur et pour le pire.  


Le rythme est là, accompagné de rebondissements et de retournements de situation très bien dosés. J’avoue que j’étais persuadée que… alors que… !

Bref, je me suis faite avoir sur la fin, même si l’auteur lève le voile petit à petit à travers les dernières pages.  


Les personnages sont profondément attachants. L’auteur ne se contente pas de les décrire, il nous livre aussi leurs passés, leurs blessures, leurs interactions. Tout cela les rend incroyablement humains, et on ne peut que s’y attacher, avec une vraie empathie.


Mais voilà… malheureusement, le texte est enfermé dans des couvertures, et ces couvertures ont, à mes yeux, totalement gâché ma découverte.


Alors que l’auteur sait parfaitement ménager le suspense, la première de couverture donne littéralement la solution 🤦‍♀️. Autant dire que…


Pire encore, la quatrième de couverture et son résumé spoilent l’histoire jusqu’à 65 % du livre. En gros, “grâce à” ce travail éditorial que je ne qualifierai pas pour rester polie, non seulement on sait dès le départ où l’auteur souhaite nous emmener (et pourtant c’est brillamment construit), mais en plus on devine à l’avance le rebondissement et le virage narratif censé nous surprendre vers la moitié du roman.

Bref, cela a complètement gâché ma lecture et la découverte de ses surprises.


En conclusion, difficile de juger ce livre sans parler de ses couvertures. Car j’aurais adoré ce texte pour sa construction maîtrisée, son rythme haletant, sa dimension humaine, et sa puissance historique… mais je reste mitigée, car mes émotions ont été coupées net par un sabotage éditorial qui en dit trop. La prochaine fois, autant indiquer le nom du coupable sur la couverture, ce sera plus simple !

De quoi ça parle

1987. Paul Sarda est gendarme dans un village des Hautes- Pyrénées, près de la frontière espagnole. Une nuit, il a un accident et perd connaissance durant quelques minutes. Il l’ignore encore, mais sa vie vient de basculer.
Trente-cinq ans plus tard, son fils, Raphaël, commandant de police à Paris, reçoit une lettre anonyme : « VOTRE PÈRE SAVAIT. » Mais savait quoi ? En retournant sur les terres de son enfance, Raphaël va faire resurgir des histoires tragiques que certains auraient aimé garder enfouies.

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