
Surprenant
4,5 / 5
- Paranormal
- Années 50
- Orphelins
- Etats-Unis
- Souvenirs
- Nombre de pages: 284 pages
- Paru en: 2017
Ce que j’en pense
J’avais découvert Alexis Arendt avec Alabama, un vrai coup de cœur. Et même si Josh n’en est pas un, ce fut une superbe découverte, pourtant à l’opposé de mes goûts littéraires de base… comme quoi !
Je pensais plonger dans un polar, et je me suis faite surprendre par un roman teinté de surnaturel. C’est avant tout une histoire d’ambiance prenante, anxiogène, qui monte en intensité page après page. Le récit commence doucement… mais ne finit pas du tout de la même façon. Et pourtant, il dégage une incroyable beauté.
Pour celles et ceux qui ont lu Le 5e règne de Maxime Chattam, on retrouve un peu cette atmosphère dérangeante, avec des enfants au cœur du récit. Mais ici, tout est raconté à la manière d’un conte, à travers la voix de Simon, 62 ans, qui revient sur son enfance, son apprentissage, ses souvenirs heureux et douloureux. L’auteur y insuffle une foule d’émotions. On frissonne, on angoisse, la tension reste tapie en arrière-plan, presque invisible, mais on espère, on aime, on soutient.
Le côté fantastique est amené avec finesse et subtilité, par petites touches, si bien que je l’ai accepté sans résistance. C’est même ce que je n’aime pas d’habitude (le surnaturel) qui donne ici toute sa profondeur au roman, une vraie sensibilité, presque une forme de maturité.
Le rythme, lui, ne faiblit jamais. Une fois commencée, cette lecture est impossible à lâcher, on veut comprendre, savoir comment et pourquoi. Car oui, on connaît la chute presque dès le début… et c’est justement ce qui rend le suspense encore plus fort, presque insoutenable.
En conclusion, Josh est une magnifique et surprenante découverte dans un registre totalement différent d’Alabama. J’ai adoré me plonger dans cette lutte entre le bien et le mal, où le vainqueur n’est pas forcément celui qu’on imagine. Une belle leçon de vie, empreinte de sagesse et de poésie, à méditer longtemps après avoir tourné la dernière page.
De quoi ça parle
Pourquoi cette petite ville du Middle West est-elle soudain frappée d’épouvante en cet été 1953 ? Qui diable a intérêt à semer la panique et la mort parmi cette population sans histoires ? Et enfin, pourquoi le jeune Josh et son frère Simon sont-ils observés par les uns et méprisés par les autres, comme si un mauvais sang coulait dans leurs veines ?
Autant de questions qu’avec une écriture parfaitement maîtrisée, Alexis Arend démêle tout au long de ce voyage sidérant. Voilà une intrigue fascinante qui renoue avec les grandes histoires épiques, dignes des meilleurs auteurs populaires américains.
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