La dame de Crozon de Gilles Milo-Vacéri

Captivant

4,5 / 5

  • Moyen-Age
  • Roman historique
  • Croisades
  • Violence / Amour / Fraternité / Trahisons
  • Bretagne / Druides / Religions
  • Nombre de pages: 561 pages
  • Paru en: 2019

Ce que j’en pense

Après plusieurs déceptions livresques, je me suis tournée vers une valeur sûre… Gilles Milo-Vaceri. Et franchement, j’ai bien fait. J’ai adoré ce roman, et chaque fois que je le reposais, je n’avais qu’une envie : m’y replonger aussitôt.

Pour celles et ceux qui ont lu la série Kingsbridge de Ken Follett, impossible de ne pas sentir un petit écho. Histoire médiévale, alliances, trahisons, vrais gentils, vrais méchants, méchants gentils, gentils méchants, deux villes qui s’affrontent… Oui, l’atmosphère peut rappeler Ken Follett, mais la comparaison s’arrête là. Ce roman n’a rien d’une imitation, il a sa propre personnalité, sa propre force, et Gilles Milo-Vaceri n’a absolument pas à rougir face au “maître” anglais.

Alors que l’un est mondialement connu (à raison), l’autre reste méconnu (à tort)… mais la qualité, elle, est bien là. À chaque page. J’ai adoré plonger dans cette histoire d’amour (à mille lieues du gnan-gnan), de guerres, de trahisons, d’alliances, d’ésotérisme et de druidisme, où le bien et le mal s’affrontent sans jamais sombrer dans la caricature. Même si on devine (ou espère très fort) ce qui va arriver, ça ne gâche rien. Au contraire même car les chemins empruntés sont tellement sinueux qu’on savoure d’autant plus l’avancée.

Les personnages, parlons-en. Tous sont géniaux, chacun à leur manière. Aucun n’a le rôle de simple figurant, chacun finit par compter. Outre Maelis et Cédric, deux autres m’ont totalement accrochée : Abdul, l’étranger, et un certain Krack que je vous laisse rencontrer. Tous portent cette part d’humanité presque bestiale, née d’un besoin vital de survivre. Ils s’opposent, se complètent, se heurtent… bref, ils vivent.

Et côté style ? Toujours aussi fluide. On tourne les pages sans même s’en rendre compte, malgré les (très) nombreuses références historiques et sociales de l’époque. On sent le travail, les recherches, le sérieux derrière l’histoire, sans jamais que ça alourdisse la lecture.

J’ai aussi aimé la place accordée aux femmes, toutes fortes à leur manière. Et surtout, le message porté par Abdul… ancré dans le Moyen Âge, mais terriblement actuel. Ça résonne encore longtemps après.

En conclusion, un roman captivant, ensorcelant même, qui nous propulse dans un véritable voyage spatio-temporel. Une lecture qui fait du bien, au cœur comme à la tête. J’ai aimé chaque page, chaque message, chaque souffle de cette histoire.

De quoi ça parle

22 décembre 1169 

À 7 ans, Maelys Hautefort survit au massacre de sa famille et lance une malédiction contre leur assassin, le comte Maden de Lornan. Dernière héritière de sang, elle devient baronne de Crozon. 

Novembre 1188 

La haine du comte poursuit Maelys et les attaques se succèdent, laissant la baronnie exsangue, condamnant les habitants à la famine. De Lornan exige l’impôt de vassalité, espérant précipiter la chute de la jeune baronne. Un inconnu, le duc Cédric de Mougins-Granfeu, évite cependant la disgrâce à Maelys en payant sa dette. Il revient de Terre Sainte avec de mystérieux compagnons et demande l’asile sur la baronnie, promettant un nouvel essor pour Crozon. 

Au centre d’une étrange prophétie, soutenue par des druides et la confrérie des bâtisseurs, Maelys veut protéger ses gens, mais la tâche s’avère difficile, car les sabotages et les meurtres freinent le développement de Crozon. L’amour va également bouleverser la vie et les convictions de la jeune femme. 

En attendant, la mort rôde dans le fief de Crozon…

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